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Qu’est-ce que la Roqya légiférée ?
La Roqya légiférée repose exclusivement sur la récitation de versets coraniques, respectant les principes islamiques, sans recours à des pratiques superstitieuses ou interdites. Le terme Roqya vient des trois lettres arabes Ra (ر), Qaf (ق), Alif (ا) qui forme le verbe ( ر ق ) « raqaa » qui signifie exorciser, conjurer.
On entend par la Roqya l’ensemble des moyens légiférés en islam afin de se prémunir ou se soigner des maux occultes (sorcellerie, possession, jalousie mauvais œil, attaques nocturnes) mais aussi le stress, la déprime, les formes d’états psychologiques passagers ou une baisse de moral.
Elle s’effectue principalement par la récitation de versets spécifiques du Saint Coran, ainsi que par les invocations et supplications de la tradition prophétique afin de se défaire de ces maux. Cette récitation peut également se faire sur de l’eau ou de l’huile, une pratique connue sous le nom de coranisation.
Les conditions légiférant la pratique de la Roqya
Lors du traitement des maux occultes, tels le mauvais œil, la jalousie, la sorcellerie ou la possession, le moyen fondamental de guérison et de préservation repose sur l’obéissance à Allah et l’attachement à ses ordres. Plus la personne renforcera le Tawhid (Monothéisme) dans sa vie ainsi que la Taqwa (piété) et s’accrochera fermement à la pratique quotidienne de l’Islam authentique et plus elle érigera une barrière de protection contre les maux occultes. La pratique de la Roqya est dite permise ou légiférée pourvu qu’elle respecte trois conditions essentielles :- Qu’elle se fasse avec les paroles d’Allah (Saint Coran), ou avec ses Noms ou Attributs, ou enfin avec les paroles transmises du Prophète ﷺ (invocations).
- Que cette Roqya, selon Cheikh Ibn Taymiyya, se fasse en langue arabe si celui qui l’accomplit la connaît, sinon, dans une autre langue. Le praticien doit alors connaître la signification de ce qu’il prononce en termes de supplications pour ne pas commettre une interdiction sans le savoir.
- Que la personne qui pratique la Roqya ainsi que la personne qui en bénéficie aie l’intime conviction que cette pratique n’est qu’un moyen et une méthode d’invoquer le divin auprès de qui repose la guérison par son décret et sa permission.
Hadith — Sahih Mouslim
« Il n’y a aucun mal à faire la Roqya tant qu’elle ne contient pas de chirk (association). »